Jeudi 13 novembre 2008
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Plusieurs paradoxes me turlipinent ces temps-ci et je me demande s'ils ne constituent pas les 5 branches d'une étoile qui pourrait guider ma vie.
1) J'entends : " La société de communication fabrique de la solitude". C'est vrai : il y a l'enfermement Internet (vous y êtes), la paranoïa du téléphone portable (ne me dites pas que non), la schizophrénie des jeux video (et de deux !) et la catharsis-procuration de la Télé-réalité (Ah ! Alice !).
2) Je lis, sous la plume du documentariste Ken Burns (ça ne s'invente pas), que "la société de la célébrité dans laquelle nous vivons fabrique de l'oubli". En effet, à l'heure de la célébration tous azimuts du 11 novembre (C'est quoi ? Un jour férié, non ?), " 40 % des étudiants américains croient que, pendant la Seconde Guerre mondiale, les USA ont combattu aux côtés des Allemands contre l'URSS." (Ken Burns)
3) Cette citation de Paul Virilio : " La révolution des transports est une révolution de l'emportement". Elle conclut un reportage du Nouvel Obs sur la Gare du Nord.
Or le reportage montre que les 80 000 mètres carrés de la gare parisienne sont devenus un lieu fixe de rendez-vous, de promenade et de drague pour les jeunes des banlieues sensibles de Paris. Ils se mêlent aux 500 000 voyageurs français, anglais et belges qui, effectivement, eux, ne font qu'y passer. Mais aussi aux 4 000 salariés qui y travaillent, aux SDF qui la squattent et aux innombrables policiers qui surveillent, nuit et jour, cette ville cosmopolite dans la ville. Sans compter les 350 caméras de surveillance assignées à résidence.
4) Je constate, au contraire, que la vieille routine provinciale, décriée parce que réputée trop tranquille, est une source de changement, un vecteur de rupture et l'origine d'innovations que nous envie la capitale. Sans parler de la mode écologiste (on en reparle, promis.), des Girondins (pas ceux de Bordeaux, enfin, si, mais pas les mêmes), ou de l'invention de la Montgolfière (Annonay en Ardèche, 1783), je n'en veux pour preuve que ces 10 millions d'abstentionnistes campagnards qui sont chaudement courtisés par les célébrités politico-médiatiques de Droite comme de Gauche sous prétexte qu'ils votent au Centre. Et puis, moi-même, je ne me sens pas très bien quand je vois que je suis presque retraité (c'est une maladie congénitale d'origine nucléaire) alors que j'ai le même âge que les plus jeunes candidats politiques (mais moins que Johnny ou Drucker).
5) Cinquième paradoxe : la peur. La peur de tout. La peur de l'autre qui justifie la peur que l'autre éprouve. La peur de la fraternité proche dans un monde global. La peur de l'égalité dans les têtes des pauvres. La peur de la liberté dans une société qui se dit, se veut "libérale", économiquement, juridiquement, philosophiquement. Et la propagande consommatrice nous sollicite tout en nous avertissant des risques d'abus que nous courons en achetant du sucre, de l'alcool, du tabac, des téléphones portables, des baladeurs, etc. Autant de facteurs qui alimentent cette peur permanente de vivre.
Voilà. L'indifférence médiatique, la mémoire courte, la foule solitaire et son désir de fraternité frustré, la liberté qui a besoin de règles et d'habitudes pour s'épanouir. Les leçons paradoxales de ce paquet de Noël déposé au pied du sapin en ce 13 Novembre qui embaume la résine et la paille humide sont-elles un boulet ou une étoile qui éclairera, à 56 ans, mon futur ? Je vous pose la question.
1) J'entends : " La société de communication fabrique de la solitude". C'est vrai : il y a l'enfermement Internet (vous y êtes), la paranoïa du téléphone portable (ne me dites pas que non), la schizophrénie des jeux video (et de deux !) et la catharsis-procuration de la Télé-réalité (Ah ! Alice !).
2) Je lis, sous la plume du documentariste Ken Burns (ça ne s'invente pas), que "la société de la célébrité dans laquelle nous vivons fabrique de l'oubli". En effet, à l'heure de la célébration tous azimuts du 11 novembre (C'est quoi ? Un jour férié, non ?), " 40 % des étudiants américains croient que, pendant la Seconde Guerre mondiale, les USA ont combattu aux côtés des Allemands contre l'URSS." (Ken Burns)
3) Cette citation de Paul Virilio : " La révolution des transports est une révolution de l'emportement". Elle conclut un reportage du Nouvel Obs sur la Gare du Nord.
Or le reportage montre que les 80 000 mètres carrés de la gare parisienne sont devenus un lieu fixe de rendez-vous, de promenade et de drague pour les jeunes des banlieues sensibles de Paris. Ils se mêlent aux 500 000 voyageurs français, anglais et belges qui, effectivement, eux, ne font qu'y passer. Mais aussi aux 4 000 salariés qui y travaillent, aux SDF qui la squattent et aux innombrables policiers qui surveillent, nuit et jour, cette ville cosmopolite dans la ville. Sans compter les 350 caméras de surveillance assignées à résidence.
4) Je constate, au contraire, que la vieille routine provinciale, décriée parce que réputée trop tranquille, est une source de changement, un vecteur de rupture et l'origine d'innovations que nous envie la capitale. Sans parler de la mode écologiste (on en reparle, promis.), des Girondins (pas ceux de Bordeaux, enfin, si, mais pas les mêmes), ou de l'invention de la Montgolfière (Annonay en Ardèche, 1783), je n'en veux pour preuve que ces 10 millions d'abstentionnistes campagnards qui sont chaudement courtisés par les célébrités politico-médiatiques de Droite comme de Gauche sous prétexte qu'ils votent au Centre. Et puis, moi-même, je ne me sens pas très bien quand je vois que je suis presque retraité (c'est une maladie congénitale d'origine nucléaire) alors que j'ai le même âge que les plus jeunes candidats politiques (mais moins que Johnny ou Drucker).
5) Cinquième paradoxe : la peur. La peur de tout. La peur de l'autre qui justifie la peur que l'autre éprouve. La peur de la fraternité proche dans un monde global. La peur de l'égalité dans les têtes des pauvres. La peur de la liberté dans une société qui se dit, se veut "libérale", économiquement, juridiquement, philosophiquement. Et la propagande consommatrice nous sollicite tout en nous avertissant des risques d'abus que nous courons en achetant du sucre, de l'alcool, du tabac, des téléphones portables, des baladeurs, etc. Autant de facteurs qui alimentent cette peur permanente de vivre.
Voilà. L'indifférence médiatique, la mémoire courte, la foule solitaire et son désir de fraternité frustré, la liberté qui a besoin de règles et d'habitudes pour s'épanouir. Les leçons paradoxales de ce paquet de Noël déposé au pied du sapin en ce 13 Novembre qui embaume la résine et la paille humide sont-elles un boulet ou une étoile qui éclairera, à 56 ans, mon futur ? Je vous pose la question.
